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Quel sera l'impact de la 2ème vague sur la SCPI ?

Si les SCPI ont survécu au premier confinement et à la crise économique du premier semestre 2020, tous les regards convergent actuellement vers ces actifs à forte résilience face à ce nouveau défi, celui de traverser ce reconfinement sans lésion. Pour comprendre l’impact de la deuxième vague sur les SCPI, analysons la santé de l’immobilier au cas par cas.

L’immobilier touristique toujours fragilisé

Les hôtels et l’immobilier touristique sont à nouveau désertés en raison du déploiement de ces restrictions sanitaires. D’où un taux d’occupation très bas générant des grosses pertes financières pour les locataires exerçant dans ce secteur fortement touché. Il en va de même pour les restaurants, les pubs et les bars.

Si, au premier confinement, l’ensemble de ces locataires a pu honorer les loyers, tout dépendra de la solidité financière de chaque locataire désormais, en ce qui concerne leur solvabilité et leur capacité à maintenir le cap face pour les semaines à venir.

L’immobilier de commerce non essentiel en situation précaire

Ce même vent de panique est ressenti du côté de l’immobilier de commerce non essentiel. La plupart des locataires ont eux aussi rapidement réagi face à la crise liée au premier confinement en s’acquittant de leurs loyers pour la majorité d’entre eux. Ceux-ci ont d’ailleurs été recouvrés à hauteur de 80% dès la fin du deuxième trimestre, et à 95% au cours des premiers mois du deuxième semestre au niveau des SCPI.

Les mêmes questions ci-dessus se posent en ce qui concerne l’immobilier de commerce : quelle résilience face au gel des recettes ? Comme dans le cas de l’immobilier touristique, les entreprises pourront survivre à cette nouvelle épreuve en fonction de leur santé financière.

Craintes sur l’immobilier de bureaux

Coronavirus, Virus, Patient, MasquerLes investisseurs craignent pour l’immobilier tertiaire en raison de la généralisation du télétravail.

Craintes cependant infondées car, bien que le télétravail ait été adopté depuis le premier semestre 2020, il ne peut remplacer la présence physique sur le lieu de travail proprement dit pour diverses raisons : la cohésion entre les équipes et les collaborateurs, la motivation et le dynamisme pour devenir productif, etc. S’isoler chez soi à la longue ne peut être bénéfique pour certains, créant le plus souvent un état de dépression et par conséquent, de baisse de la motivation.

Les employeurs réorganisent ainsi les espaces de travail dans ces immobiliers tertiaires afin d’accueillir leurs employés suivant les meilleures conditions sanitaires. Télétravail et présence physique sont ainsi combinés afin de réduire les risques de contamination au virus tout en maintenant une relation de qualité au sein d’un environnement professionnel dynamique.

Quel impact pour les SCPI ?

Rappelons que les SCPI intègrent dans leur patrimoine tous ces types d’immobiliers, en plus des immeubles de commerce et de logistique, qui ont survécu à la crise, de même que l’immobilier résidentiel. Cette extrême diversification a ainsi valu la résistance aux chocs de la majorité des SCPI. Diversification qui porte non seulement sur la typologie immobilière, mais aussi du point de vue géographique et sectoriel.

Les rendements ont connu une baisse généralisée cependant, en raison du report des loyers, et de la chute des collectes au premier trimestre. Pour l’ensemble de l’année 2020, ce rendement ne perdra que 0,5 point environ, soit un taux de distribution sur valeur de marché de 4% à 4.1%, sauf en cas de crise prolongée et dont l’impact sera plus profond.

Cependant comme énoncé plus haut, l’autre force des SCPI réside dans le choix de leurs locataires et ce, toujours par rapport à leur qualité financière : ceux-ci devraient en principe traverser la crise sans à-coups. Les baux sont également fermes et signés sur le long terme.

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